Je me suis pas mal tâtée avant d’écrire ce post. Soirée bouquin ou soirée geek ? Choix cornélien même s’il y avait un petit moment que je voulais mettre sur écran les tréfonds de mes cogitations concernant Pretty Little Liars que j’ai découvert il y a quelques semaines. Parce que franchement, c’est une série à marcher sur les mains.
Mais j’ai mis du temps à m’y mettre. Alors pourquoi ? Flemme du mois d’août, certainement. Sans blague, je me creuse la tête presque dix heures par jour pour remplir le journal avec l’actualité inexistante de mon patelin, ce n’est pour continuer après la débauche (ou avant, tout dépend de ce que l’on entend par débauche). Ou alors, c’est dû à l’arrivée imminente de mon mémoire à rendre et de mon éternelle procrastination qui m’a poussé à m’y mettre, mais en fait, c’est juste cette série de réflexions faites par Marion sur Twitter, hier ou aujourd’hui (à force d’écrire aujourd’hui dans le journal du lendemain, je deviens un peu schizo)
Et là je me suis dit: « F***, Margaux, ce n’est pas ce que tu t’es dis dès le premier épisode de la série ? »
Alors, la blogueuse sympa et responsable vous ferai un petit synopsis sans rien vous révéler, mais moi, ce genre de post, je trouve ça chiant et puis vous êtes bien assez grands pour savoir taper Pretty Little Liars dans un moteur de recherche. Je vous mets un lien juste là, c’est déjà vachement sympa, n’en rajoutez pas.
Le maître mot dans cette série, c’est le secret. Mais là, pour le coup, on parle du secret malsain. Le secret du genre « Je sais ce que tu as fais l’été dernier ». Le vilain secret dont on a honte, et qui pourrait nous coûter un peu plus qu’une engueulade avec une potesse. Des secrets comme ça, dans Pretty Little Liars, il y en a partout. Et puis des gros machins, hein. Pas des trucs de gamines de seize ans. Entre Spencer, qui se fait tous les fiancés de sa sister, Aria qui s’envoie son prof de littérature (ALORS QU’ELLE A SEIZE ANS !!! Moi je n’avais même pas encore de seins à cet âge là !) Emily qui cache son homosexualité (celui là encore, il passe), et Hanna qui couvre sa mère-la-voleuse-de-billets-de-banque, je ne sais comment elles font pour ne pas sombrer dans la colle ! Et le pire de tout, c’est qu’elles gardent tout pour elle !
Ok, alors, je ne suis peut-être pas trop secrets (moi les mensonges, je trouve ça juste trop compliqué à gérer), ce qui ne m’empêche pas de savoir en garder, tant qu’il ne nuit à personne de mon entourage. Mais là, franchement ! De quoi ces nanas peuvent-elles bien parler au cours de leurs soirée pyjamas si ce n’est pas des secrets qui leur pourrissent la vie? Je le reconnaît, Alison-et heureusement qu’elle a disparût, parce que c’était une dictatrice en puissance celle-là- les a biens formatés, ses copines. Mais je me demande bien où se trouve la complicité dans cette amitié basée sur les chantages secrets. A croire, qu’elles n’ont aucun point commun. Ah si, elles en ont un. Et c’est l’autre point qui me fait tiquer.
C’est A.
A. selon moi, c’est Dieu. Ou le diable, ce qui est peut-être plus cohérent vu le nombre de bitches qu’il/elle place dans les textos qu’il envoie. Parce que, finalement, tout l’intérêt de la série se trouve dans la réponse à cette f***ing question: Mais qui est A. ? Alors, tout le monde l’a remarqué, les filles ne sont pas très futées (Et pourtant elles ont déjà vu Veronica Mars). Elles ne se posent jamais les bonnes questions, elles prennent chaque supposition pour la vérité sans avoir pourtant une once de preuve, n’ont aucun raisonnement logique (et pourtant Spencer à l’air beaucoup beaucoup plus près d’intégrer une université de l’Heavy ligue que je ne le serai jamais). Mais surtout, SURTOUT, à chaque fois que A. leur tend un piège, elles sautent dedans à pieds joints. Alors peut-être que je suis une poule mouillée, mais dès lors que moi et mes best-friends-forever, on se serait aperçu qu’on était textuellement harcelées par une personne qui se fait passer pour une copine morte (ce qui renforce la théorie démoniaque), je serai aller directement chialer dans les jupes de ma mère et celles de la police. Alors oui, je sais, les forces de polices de Rosewood sont incompétentes voire même un peu corrompues. Et alors ? Véronica Mars va quand même voir le shérif Lamb pour lui faire part de ses découvertes même s’il est tout juste bon à rouler des patins à ses copines d’université. Parce que là, les cocottes, elles ne fond que s’enfoncer plus profond dans les ennuis. Tout ça à cause d’ un petit d’incendie de rien du tout, pour lequel elles ne risqueraient pourtant pas grand chose. Après tout, dans le lot, il y a déjà une gothique, une lesbienne, une voleuse et une ancienne grosse. Leur réputation de respectables filles de Rosewood, elles l’ont déjà perdue.
Et A. est vachement flippant.
A. est partout.
A. sait tout. Même ce qui est impossible à savoir. Il/elle sait quand Emily roule sa première galoche à la jolie Maya. Il /elle sait tout avant tout le monde sur Aria et Ezra. Il/elle donne des conseils de régime à Hana et juge Spencer lorsqu’elle embrasse Wren. Alors, soit les scénaristes sont vachement doués (je n’ai pas encore fini la saison 2) et il vont nous trouver un scénario qui me laissera sur le derrière la bouche grande ouverte, soit on en revient à … la thèse démoniaque. Et on avance pas plus.
Cette série est très douée pour soulever des questions et obliger le spectateurs à participer à la réflexion des filles, mais pas très douée pour y répondre. J’aime bien cette série, mais elle me fruste intellectuellement parlant. Ou alors, elle n’est plus de mon âge. Mais je vais quand même regarder la suite. Na.





